Le plafond de l’Opéra Garnier : la tradition juive et le folklore slave

Tourmenté par la demande d’André Malraux de peindre le plafond de l’Opéra Garnier, Marc Chagall ne lui donne pas sa réponse pendant plusieurs mois. Jusqu’au jour, où sa deuxième femme Valentina, lui dit : « Mais fais quelque chose et tu verras si ça plaît ou pas ». C’est en écoutant la musique angélique de Mozart qu’il peindra son tableau.

Le soir du 23 septembre 1964 le Tout-Paris est venu lever les yeux sur l’oeuvre de 220m² réalisée gracieusement par le Grand Maître du XX siècle . Dans son discours d’ouverture André Malraux dira :  » La réalité dépasse toutes les espérances, en introduisant à l’intérieur de l’Opéra de la couleur et de la lumière ».

L’univers coloré de Chagall tranche avec le calme feutré du vénérable monument du Second Empire et ses tons rouge et or. Son travail se divise en cinq sections de cinq couleurs différentes dédiées à différents compositeurs (vert pour Berlioz et Wagner, jaune pour Tchaïkovski, bleu pour Mozart et Moussorgski, rouge pour Ravel et Stravinsky et blanc pour Debussy et Rameau) et un anneau central où se côtoient Bizet, Beethoven, Gluck et Verdi. Ainsi, les univers des grands compositeurs forment, dans un enchevêtrement dynamique de courbes, une cosmogonie.
Les formes et couleurs choisies par le peintre  trouveront de féroces critiques qui, avec le temps, s’effaceront derrière les admirateurs.

Pour les amoureux de Paris, Julia Lev

 » Chagall est l’un des plus célèbres artistes installés en France au 20e siècle avec Pablo Picasso. Son œuvre, sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme. Inspirée par la tradition juive, la vie du shtetl (village juif en Europe de l’Est) et le folklore slave, elle élabore sa propre symbolique, autour de la vie intime de l’artiste. Chagall s’est essayé, outre la peinture sur toile, à la poésie, à la peinture sur vitrail, sur émail, etc..  » Sources : wikipedia.org/wiki/Marc_Chagall