Shedryi vechir, Fête de Malanka

Le spectacle de Malanka (le 13 janvier, la veille de l’ancien nouvel an) dans la région Huzule des Carpates, composé uniquement des hommes et des garçons, est l’un de plus fabuleux (photos de Beniakh Taras).

Ukraine : graphic design, art and everything in between

Braty is an art duo of twin brothers Vasily and Ivan Kostenko who live and work in Kiev.

Braty

« Our artwork is the scope of graphic design, art and everything in between, with collage being the favorite technique. Special creative vision and sense of the zeitgeist allow us to make bright, modern and high quality work. Travelling with its variety of cultures and facets of modern life serves us as an endless source of inspiration and fresh ideas. We always work together and complement each other. This approach harmonizes our work and makes up a valuable component of our success …. »

Exhibitions

Une journée ukrainienne à Senlis

la Journée Anne de Kyiv, Reine de France, à SenlisBeaucoup d’émotions pour cette 8ème rencontre franco-ukrainienne à Senlis, à l’occasion de la commémoration d’Anne de Kiev, Reine de France qui réunit depuis des siècles nos deux nations.

Son Excellence Monseigneur Borys Gudziak, Evêque de l’Eparchie de Saint-Volodymyr le Grand de Paris, appellera cette journée « la journée de la Foi, de la Joie et de la Confiance ».

Les Ukrainiens de Paris, de Kiev, de Lviv mais aussi des pays européens voisins y sont venus avec une envie : celle de nous retrouver autour de notre patrimoine millénaire.

Julia LEV

Anne de Kyïv, Reine de France : mariage

Anne de Kyïv, Reine de France

Henri Ier, en apprenant qu’on parlait d’Anne, de sa grâce, de son esprit, de ses cheveux blonds et de sa bouche sensuelle jusqu’à Constantinople, eut l’œil pétillant. Il chargea Roger, évêque de Châlons-sur-Marne, de porter des bijoux à Yaroslav de la part du roi de France et de lui demander la main de sa fille. Favorable à une politique d’ouverture, le prince de Kiev, l’un des douze fils de Vladimir le Grand accepta la proposition, et Anne arriva à Reims au printemps 1051, apportant une dot considérable en belles pièces d’or frappées à Byzance. Si Henri l’attendait avec une grande émotion et un peu d’inquiétude, ses craintes s’évanouirent lorsqu’il vit la fille du grand-duc. Il en devint immédiatement fort épris.

Le roi de France avait beaucoup de raisons de demander la main de la princesse ukrainienne, de même que le Grand-Prince de Kyïv en avait aussi pour accepter ce mariage. Le roi de France avait besoin de s’assurer de l’aide dans sa lutte pour l’unification de la France. Il comptait aussi sur la dote importante que lui apporterait Anne. Une autre raison était l’interdiction de Rome des mariages entre parents jusqu’au septième degré ! A cette époque les familles royales et princières d’Europe étaient imbriquées à l’extrême par de nombreux liens familiaux. Yaroslav le Sage, de son côté, souhaitait avoir des alliés en Europe occidentale dans sa politique anti-byzantine de ce temps-là.

Le Sacre du Roi de France à Reims

Le 19 mai 1051, à la Pentecôte, Anne épousa donc le roi Henri Ier dans la cathédrale de Reims, là où étaient couronnés tous les monarques français. Elle reçut en même temps l’onction d’huile sainte qui la consacrait reine de France. Henri avait alors trente-neuf ans et Anne vingt-sept.

La vie conjugale ne lui apporta pas le bonheur. Henri, qui était beaucoup plus âgé qu’Anne, était un monarque de faible caractère et un mari débauché. Toute sa vie, elle songea à retourner à Kyïv, tant elle avait la nostalgie de sa patrie.

Anne donna naissance à trois fils. Le premier naquit en 1053 et devint plus tard roi de France sous le nom de Philippe ler. Le deuxième fils, Robert, mourut enfant. Le troisième, Hugues, surnommé le Grand, comte de Vermandois, fut l’un des héros de la première Croisade.

A l’âge de six ans, le 29 mai 1059, le fils aîné d’Anne, Philippe, fut sacré roi à Reims, du vivant de son père Henri Ier. Il fut le premier roi de France à prêter serment sur l’Evangéliaire de Reims. Le roi Henri Ier meurt le 4 août 1060, près d’Orléans. La formule juridique de continuité du pouvoir royal : « Le roi est mort ! Vive le roi ! » fut prononcée, et Philippe encore mineur devint le roi légal et sa mère devint régente.

 Article précédent

Anne de Kyïv

Article suivant

EvaComInParis présente : Les visages ukrainiens de la photographe Anna Senik

Ladna Kobieta

Photographe Anna Senik (Ładna Kobieta)

Nous avons tous vécu ces moments. Quand dans une immense galerie d’art, d’un coup, nous nous arrêtons devant un tableau. Nous le contemplons de longues minutes et ressentons son énergie, nous admirons le jeu de couleurs. L’œuvre nous rempli d’émotions, nous emporte dans son univers ou évoque des souvenirs lointains. Nous repartons avec des images gravées dans notre mémoire.

C’est exactement ce ressenti que j’ai eu en découvrant les clichés de la photographe ukrainienne Anna Senik. Ses images sont pleines de vie, de traditions, de couleurs, de jeux de regards et de sourires. Leur auteur prend un pseudonyme artistique « Ładna Kobieta » qui en dialecte de l’Ukraine occidentale veut dire « une jolie femme » ou « une femme bien faite ». Ce pseudo correspond bien aux portraits de ses héroïnes : jeunes ou matures, minces ou rondes, romantiques ou taquines, elles sont toutes très belles. Belles de l’histoire, des traditions, de la richesse culturelle du peuple ukrainien qui nous ressentons à travers d’elles.

Anna me dit modestement que d’un point de vue technique, elle n’est qu’une photographe amatrice. Je te laisse juger toi-même, Lecteur ! Tout a commencé pour elle à son premier séance de photo à la fin de l’été 2012, quand elle a découvert qu’à travers de chaque de ses personnages, elle saisie son âme ukrainien.

A lire prochainement la suite  « Les visages ukrainiens de la photographe Anna Senik ».

Pour ceux qui partagent mon amour de l’Ukraine,

Julia LEV

republié sur les pages de mes partenaires :   logo-jaime-ukraine

via Українські обличчя фотографа Aнни Сенiк.

Vertep, théâtre traditionnel ukrainien de marionnettes

viaВертеп, український традиційний ляльковий театр та коляда

КолядаLes spectacles de Vertep sont apparus en Ukraine dans la première moitié du XVII siècle et se sont développés sur l’ensemble du territoire. La première mention écrite du Vertep date de 1667. C’est un événement profondément original et nationale. Les diacres nomades (« pyvorisy »), les étudiants des écoles théologiques traversaient l’Ukraine du XVII-VVIII siècles et gagnaient leur vie en donnant des cours privés. Ils racontaient le contenu des écrits littéraires, organisaient des animations théâtrales ainsi que les spectacles de Vertep.

Le spectacle de Vertep est un mélange de drame chrétien de Noël et d’un jeu mondain qui utilise des éléments poétiques folkloriques.

Вертеп

Les spectacles de Vertep se montraient dans une boite portative spéciale, conçu comme une maisonnette à deux étages ou une scène à deux niveaux. Le spectacle commençait par des scènes bibliques sur la scène du haut et se poursuivait avec des histoires comiques de la vie réelle sur la scène basse. L’artiste faisait bouger les marionnettes à fils et changeait sa voix selon les personnages. Les spectacles se déplaçaient d’une foire à l’autre, de la place centrale des villes aux maisons des citadins et des villageois.

вертеп лялькиLes marionettes de la première partie du spectacle ont été réunis autour de l’histoire de Noël et racontaient les sujets de l’Evangile : la naissance du Christ, sa vénération par des bergers et des Rois Mages, l’ordre d’Hérode de tuer des enfants à Bethléem pour laquelle le personnage de la Mort lui coupera la tête avec une fourche et le personnage du Diable le trainera avec joie aux enfers. Le spectacle respectait les traditions nationales, les personnages ont été habillés en vêtements ukrainiens, avaient des instruments musicaux traditionnels et parlaient le langage populaire.

Український вертепDans la deuxième partie mondaine du spectacle, toutes les marionnettes portaient leurs caractères nationaux : le Vieillard avec la Vielle, le Moskal (soldat russe), la Belle, le Tzigane et la Tzigane, l’Hongrois et l’Hongroise, le noble Polonais, sa compagne et son serviteur, le Tavernier juif et sa femme, le Pope uniate, le Villageois Klim et sa chèvre, le Diakre et son apprenti, le Mendiant. Ses personnages reflétaient la diversité de la société ukrainienne de l’époque, ses coutumes et ses traditions, ses préoccupations, ses goûts et ses valeurs. Il y avait aussi le personnage du Cosaque Zaporogue, plus grand et plus costaud que les autres poupées. C’est un personnage héroïque, conscient de sa force sociale et physique, de sa dignité humaine, il combat tous les ennemis. Dans son monologue, il développe l’histoire du mouvement de la libération de la nation, de la lutte des Ukrainiens contre tous ses envahisseurs et oppresseurs. Ses citations figurent souvent sur les tableaux représentant le Cosaque Mamai.

Ces personnages se lançaient dans le jeu de satire, de dérision, chantaient, dansaient, chacun selon sa nationalité, son âge, son statut social et ses intérêts. Le spectacle était créatif et vif. La plupart des personnages parlaient ukrainien, sauf le Soldat qui parlait le russe et le Tzigane qui utilisait ses propres expressions.

Il existait également en Ukraine le « Vertep vivant », composé des vrais acteurs. Aujourd’hui les traditions reviennent plus fortes que jamais. Les Verteps défilent chaque année pendant les fêtes de Noël, entre le 7 et 19 janvier, dans les rues des villes ukrainiennes.

Vertep u Lvovi

Le spectacle de Malanka (le 13 janvier, la veille de l’ancien nouvel an) dans la région Huzule des Carpates, composé uniquement des hommes et des garçons, est l’un de plus fabuleux (photos de Beniakh Taras).

Julia LEV